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Carla bb Artiste peintre · Sainte-Maxime
Brava II, Acrylique sur toile, 100 x 100 cm, par Carla bb
Brava II2013 · Acrylique sur toile, 100 x 100 cm
Spirit of Saint-Louis, Acrylique et collage, par Carla bb
Spirit of Saint-Louis2016 · Acrylique et collage
Portland, Acrylique sur toile, par Carla bb
Portland2016 · Acrylique sur toile
Le Goéland, Acrylique sur toile, par Carla bb
Le Goéland2016 · Acrylique sur toile
La Joconde est à Sainte-Maxime, Technique mixte, acrylique et huile sur toile, 120 x 100 cm, par Carla bb
La Joconde est à Sainte-Maxime2013 · Technique mixte, acrylique et huile sur toile, 120 x 100 cm
Nu assis de dos, Acrylique sur toile, 100 x 100 cm, par Carla bb
Nu assis de dos2013 · Acrylique sur toile, 100 x 100 cm
La Panthère, Acrylique sur toile, 100 x 100 cm, par Carla bb
La Panthère2011 · Acrylique sur toile, 100 x 100 cm
Pink Floyd, Acrylique sur toile, par Carla bb
Pink Floyd2015 · Acrylique sur toile
Poisson lion, Acrylique sur toile, par Carla bb
Poisson lion2015 · Acrylique sur toile
Marine, Acrylique sur toile, par Carla bb
Marine2013 · Acrylique sur toile
Historique

L'historique de l'atelier

Une galerie internationale à Lyon. Une activité d'expertise en art contemporain. La direction de l'académie de peinture de l'AVF. Un accrochage permanent à l'Hôtel Royal Bon Repos. Ces chapitres sont clos. Ils expliquent pourtant tout le reste.

Cette page rassemble les activités passées. Pour ce que Carla bb fait aujourd'hui, voir la restauration de tableaux dans le Var, les cours de peinture à Sainte-Maxime et la galerie des œuvres de Carla bb.

Dix-sept ans à la Galerie Hermès

Au début des années 1990, Carla prend une décision qui change tout. Plutôt que de chercher une galerie pour la représenter, elle ouvre la sienne. Ce sera la Galerie Hermès, Espace International d'Art Contemporain, rue Auguste Comte à Lyon. Elle en assure la direction pendant dix-sept ans.

Plus de 150 artistes y passent, venus de toute l'Europe. La qualité de la sélection impose vite la galerie comme le premier espace lyonnais de peinture contemporaine. Diriger un tel lieu, c'est accrocher, décrocher, défendre, vendre. C'est expliquer une œuvre à quelqu'un qui n'y comprend rien, et le voir soudain comprendre. C'est aussi raccompagner un peintre qui doute, un soir de vernissage vide. Surtout, c'est voir passer des milliers de tableaux, dont certains ne s'oublient pas.

Aucune école ne forme mieux le regard. Cette expérience nourrit aujourd'hui chaque diagnostic de restauration. Carla reconnaît une restauration ancienne, un repeint maladroit ou un vernis d'époque parce qu'elle en a vu des centaines.

L'expertise en art contemporain

Le diplôme obtenu à l'Académie Torrijos de Lyon a ouvert une seconde activité : l'expertise. Pendant des années, Carla a évalué des œuvres pour des successions, des assurances, des acheteurs prudents et des vendeurs en quête du bon circuit. Elle établissait l'authenticité, l'état, la datation, la provenance et la valeur.

La méthode suivait un ordre précis. D'abord l'œuvre : support, préparation, liant, cohérence entre la signature et le geste. Ensuite l'état de conservation : craquelures, déformations, restaurations anciennes, vernis oxydé. Puis la provenance, souvent lisible au dos, sur les étiquettes et les tampons de galerie. Enfin le marché, avec Akoun et Art Price comme point de départ, jamais comme conclusion.

Cette activité d'expertise appartient désormais au passé. Carla ne délivre plus d'estimation commerciale. En revanche, tout ce savoir technique sert directement le diagnostic des tableaux qu'on lui confie en restauration de tableaux dans le Var. Lire une toile reste le même métier. Seule la finalité a changé.

L'académie de peinture de l'AVF

En octobre 2010, Carla prend la direction de l'académie de peinture de l'AVF, à Sainte-Maxime. Plus de trente élèves y travaillent. Débutants et confirmés se côtoient. La méthode s'y met en place : comprendre la lumière avant d'apprendre le geste.

Les élèves exposent régulièrement, notamment à la Tour Carrée de Sainte-Maxime. Cette échéance transforme un loisir en projet. Beaucoup d'entre eux datent de là leur premier vrai tableau.

Cette période est terminée. L'enseignement se poursuit depuis 2024 au sein de l'association Maxim'Arts, toujours à Sainte-Maxime. Le programme actuel figure sur la page cours de peinture à Sainte-Maxime.

De ces années, Carla retient une chose. Les élèves ne butent presque jamais sur la technique : ils butent sur le regard. Celui qui a compris pourquoi une ombre est bleue peint ensuite n'importe quel sujet. Celui qui a seulement appris un geste reste dépendant de son professeur. La méthode enseignée aujourd'hui découle directement de ce constat.

Nu assis de dos, acrylique sur toile, 100 x 100 cm, Carla Bonnefoi-Bollache

Janvier 2013 : la Joconde est à Sainte-Maxime

Le vendredi 11 janvier 2013, Carla expose au Casino Barrière de Sainte-Maxime, à la demande de l'établissement. La pièce centrale porte un titre qui a fait le tour de la ville : La Joconde est à Sainte-Maxime. Une Joconde personnalisée, avec en arrière-plan le pont du Préconil. Technique mixte, acrylique et huile sur toile, 120 x 100 cm.

Trente-cinq autres toiles complètent l'accrochage et permettent de voir l'ensemble du travail. Environ deux cents personnes assistent au vernissage. Var Matin consacre une parution à l'événement. Un visiteur résume l'accueil en une phrase restée dans les archives de l'atelier : « Magnifique exposition dont toute la ville parle. »

L'accrochage reste en place du 8 janvier au 29 février. Il marque une étape : le public maximois découvre alors un parcours qui court depuis les années 1980, et une peinture devenue franchement contemporaine, tant par les sujets que par la palette.

L'exposition permanente de l'Hôtel Royal Bon Repos

À partir de 2012, une sélection de toiles reste accrochée en permanence à l'Hôtel Royal Bon Repos, au cœur de Sainte-Maxime. Pendant des années, cet accrochage sert de vitrine continue. Les clients de l'hôtel découvrent le travail sans rendez-vous. Plusieurs acquisitions naissent de là.

Cet accrochage n'existe plus. L'expérience a pourtant laissé une conviction : un tableau vit mieux dans un lieu fréquenté que dans une réserve. C'est exactement ce que Carla propose aujourd'hui aux tableaux pour hôtels, restaurants et commerces.

Pour voir des originaux, rendez-vous désormais à la galerie de Sainte-Maxime, Immeuble Panoramique, 10 rue Léon Gaumont.

Les expositions

De Villeurbanne en 1976 au Festival Armen de Saint-Tropez en 2014, le parcours d'exposition couvre près de quarante ans. La liste ci-dessous rassemble les principales étapes, lyonnaises puis varoises.

Spirit of Saint-Louis, 2016 · Acrylique et collage, par Carla bb, artiste peintre à Sainte-Maxime
Spirit of Saint-Louis2016 · Acrylique et collage
Parcours d'exposition1976 - 2014
  • Exposition personnelle, Café des Arts, Villeurbanne
  • Exposition de groupe, Galerie Terre de Sienne, Lyon
  • Exposition de groupe, Galerie Terre de Sienne, Lyon. Article dans Le Progrès
  • Exposition de groupe, Galerie Saint-Luc, Lyon
  • Exposition de groupe, Galerie La Valdière, Lyon
  • Direction de l'académie de peinture de l'AVF, Sainte-Maxime. Plus de trente élèves. Activité terminée.
  • Exposition permanente à l'Hôtel Royal Bon Repos, Sainte-Maxime. Accrochage terminé.
  • Du 8 janvier au 29 février, Casino Barrière, Sainte-Maxime.
    Vernissage le 11 janvier, autour de la toile La Joconde est à Sainte-Maxime
  • Du 6 au 24 avril, session de printemps, Salle Beau Soleil, Grimaud.
    Vernissage le 6 avril
  • Du 13 mai au 2 juin, 38e Grand Prix de peinture, Salle Portal, Sainte-Maxime.
    Vernissage le 14 mai, Musée de la Tour Carrée
  • Du 13 juin au 4 juillet, Espace Pierre Jaudel, Plan de la Tour
  • Du 6 au 27 juillet, Trans'Arts, Centre Maurin des Maures, Cogolin.
    Vernissage le 6 juillet
  • Du 8 au 16 mars, Festival Armen, Saint-Tropez
  • Du 2 au 20 mai, session de printemps, Salle Beau Soleil, Grimaud
  • L'enseignement se poursuit au sein de l'association Maxim'Arts, Sainte-Maxime
La presseLe Progrès, 1986

Carla Bonnefoi-Bollache est avant tout sensible au jeu de la lumière sur le monde qui l'entoure. Elle y puise ses émotions et c'est dans son interprétation picturale qu'elle exprime son âme de femme et d'artiste. Son travail au couteau est puissant et énergique. Elle maîtrise la couleur avec brio.

Le Progrès, 1986

Carla garde cet article. Il tenait sur une demi-colonne, en page locale, et il l'a accompagnée pendant quarante ans.

Ces lignes ont presque quarante ans. Elles décrivent pourtant encore exactement la démarche d'aujourd'hui. Le vocabulaire a changé, les lieux aussi. La manière de regarder, elle, n'a pas bougé d'un millimètre.

Sa collection couvre un programme volontairement large : marines, nus, paysages, vies silencieuses, portraits. Ce refus de la spécialisation est un choix assumé. Se limiter à un seul sujet aurait simplifié la vente. Mais cela aurait supprimé l'essentiel : vérifier qu'une même lumière tient sur un corps, sur une coque et sur une nature morte.

Ce parcours explique enfin la place prise par la restauration. Quarante ans de peinture, dix-sept ans de galerie et une formation d'expert donnent une compétence rare : savoir comment une toile a été construite, donc comment elle vieillit.

Il reste de tout cela une habitude tenace. Devant n'importe quel tableau, le sien ou celui d'un autre, Carla commence par regarder le dos.

Questions fréquentes6 réponses
Carla bb réalise-t-elle encore des expertises ?

Non. L'expertise d'œuvres appartient à son parcours passé. Elle a exercé ce métier grâce à son diplôme de l'Académie Torrijos et à dix-sept ans de galerie. Aujourd'hui, elle consacre ce savoir au diagnostic technique de la restauration de tableaux dans le Var, pas à l'estimation commerciale.

Enseigne-t-elle toujours à l'AVF ?

Non. Elle a dirigé l'académie de peinture de l'AVF de Sainte-Maxime à partir de 2010, avec plus de trente élèves. Cette période est close. Depuis 2024, elle anime l'atelier de peinture de Maxim'Arts : voir la page cours de peinture à Sainte-Maxime.

L'exposition permanente de l'Hôtel Royal Bon Repos existe-t-elle encore ?

Non. Cet accrochage permanent, en place depuis 2012, est terminé. Pour voir des toiles aujourd'hui, rendez-vous à la galerie, Immeuble Panoramique, 10 rue Léon Gaumont à Sainte-Maxime.

Qu'est devenue la Galerie Hermès ?

Carla en a assuré la direction pendant dix-sept ans, rue Auguste Comte à Lyon. Elle y a accueilli plus de 150 artistes européens. La galerie appartient à l'histoire. En revanche, la page Facebook conserve ce nom, et la famille de peintres née là reste bien vivante.

Ses œuvres restent-elles cotées ?

Oui. Le référencement Akoun et Art Price, obtenu en 2002, ne se perd pas. Il documente les ventes passées. C'est un élément du dossier de chaque œuvre, utile lors d'une revente.

Où voir les toiles aujourd'hui ?

À la galerie de Sainte-Maxime, Immeuble Panoramique, 10 rue Léon Gaumont. En ligne, la galerie des œuvres de Carla bb présente la collection classée par thème et par année.

Casino Barrière, Sainte-Maxime, 11 janvier 2013 · Invitation au vernissage, par Carla bb, artiste peintre à Sainte-Maxime
Casino Barrière, Sainte-Maxime11 janvier 2013 · Invitation au vernissage
RepèresVocabulaire et formation des prix

Le vocabulaire indispensable

Authenticité. L'œuvre est bien de la main annoncée. On l'établit par faisceau d'indices : technique, matériaux, signature, provenance, cohérence avec le corpus connu. Une seule preuve ne suffit jamais.

Provenance. L'histoire des propriétaires successifs. Une provenance documentée augmente la valeur et sécurise la vente. Une provenance absente ne condamne pas l'œuvre. Elle impose seulement un examen plus poussé.

État de conservation. L'ensemble des altérations : craquelures, manques, déformations, restaurations, vernis oxydé. Une restauration bien faite et déclarée pèse moins qu'une restauration dissimulée. Voir la restauration de tableaux dans le Var.

Repentir. Une correction faite par l'artiste sous la couche visible. Ce n'est pas un défaut. C'est même un bon indice d'authenticité : les copistes ne se corrigent pas.

Certificat. Un document signé qui atteste l'origine. Il ne vaut que par celui qui le signe : l'artiste, ses ayants droit ou un expert identifiable.

Cote. Le niveau de prix observé en vente publique. C'est une moyenne. Donc un repère, jamais un prix garanti.

Constat d'état. Le relevé écrit et photographié de toutes les altérations d'une œuvre, à une date donnée. Il accompagne un prêt, un transport ou une déclaration de sinistre. C'est aujourd'hui la première pièce de tout dossier de restauration.

Réintégration. Le fait de combler une lacune de matière puis d'y rétablir la couleur. Elle doit rester réversible et identifiable par un professionnel, sous lumière rasante ou sous ultraviolet.

Comment se forme la valeur d'un tableau

Cinq facteurs déterminent la valeur. Ils ne pèsent pas le même poids. Le premier reste l'artiste : sa notoriété, sa présence en collection, la régularité de ses ventes. Le deuxième tient à la période. Chez presque tous les peintres, certaines années valent plusieurs fois les autres. Ce sont en général celles où le style s'identifie le mieux.

Le troisième facteur est le sujet. Le marché a des préférences constantes, parfois injustes. Chez un même artiste, une marine se vend souvent mieux qu'une nature morte, à qualité égale. Le quatrième est le format, avec un optimum calé sur les murs des appartements. Les très grands formats se vendent donc plus difficilement. Le cinquième est l'état, qui divise parfois une valeur par deux.

Aucun de ces facteurs ne se lit dans une base de données. Pondérer ces cinq critères, pour une œuvre précise, à un moment donné : voilà le vrai travail de l'expert.

Le marché de l'art contemporain en région

Le marché varie fortement selon la géographie. Dans le Var et sur la Côte d'Azur, les sujets méditerranéens soutiennent une demande constante. Les marines et les vues de villages partent bien, portées autant par les résidents que par les acheteurs de passage. Un même tableau obtient donc un résultat différent à Sainte-Maxime, à Lyon ou en vente parisienne. Le conseil intègre cette réalité. La question n'est pas seulement combien vaut une œuvre. C'est aussi où elle vaut le plus.

TransparenceLimites et délais

Ce qu'une expertise ne fait pas

Un avis d'expert ne garantit pas une vente. Il n'impose pas un prix. Il ne vaut pas non plus rapport judiciaire. Il engage la réputation de celui qui le signe, ce qui est déjà considérable. Mais il décrit un état du marché à une date donnée. Une estimation de 2018 ne vaut plus grand-chose aujourd'hui. Les cotes montent et descendent. Les goûts se déplacent.

Une expertise ne transforme pas davantage une œuvre médiocre en bonne affaire. Il arrive régulièrement qu'un héritier découvre la vérité : le tableau familial, transmis comme une pièce de valeur, en a peu. Le dire clairement fait partie du travail, même quand la nouvelle déçoit. À l'inverse, une toile reléguée au grenier se révèle parfois bien plus intéressante que celle du salon.

Délais et confidentialité

Un premier avis sur photographies demandait quelques jours. Une expertise complète s'étalait sur deux à quatre semaines. Tout dépendait de la difficulté et des archives à consulter. Les éléments transmis restaient strictement confidentiels.

Ce qu'il en reste aujourd'hui

Carla ne délivre plus d'estimation commerciale. Ce savoir n'a pourtant pas disparu. Il sert désormais au diagnostic technique : reconnaître un repeint, dater un vernis, comprendre comment une couche a été construite. Autrement dit, il alimente directement la restauration de tableaux dans le Var.