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Carla bb Artiste peintre · Sainte-Maxime
Brava II, Acrylique sur toile, 100 x 100 cm, par Carla bb
Brava II2013 · Acrylique sur toile, 100 x 100 cm
Spirit of Saint-Louis, Acrylique et collage, par Carla bb
Spirit of Saint-Louis2016 · Acrylique et collage
Portland, Acrylique sur toile, par Carla bb
Portland2016 · Acrylique sur toile
Le Goéland, Acrylique sur toile, par Carla bb
Le Goéland2016 · Acrylique sur toile
La Joconde est à Sainte-Maxime, Technique mixte, acrylique et huile sur toile, 120 x 100 cm, par Carla bb
La Joconde est à Sainte-Maxime2013 · Technique mixte, acrylique et huile sur toile, 120 x 100 cm
Nu assis de dos, Acrylique sur toile, 100 x 100 cm, par Carla bb
Nu assis de dos2013 · Acrylique sur toile, 100 x 100 cm
La Panthère, Acrylique sur toile, 100 x 100 cm, par Carla bb
La Panthère2011 · Acrylique sur toile, 100 x 100 cm
Pink Floyd, Acrylique sur toile, par Carla bb
Pink Floyd2015 · Acrylique sur toile
Poisson lion, Acrylique sur toile, par Carla bb
Poisson lion2015 · Acrylique sur toile
Marine, Acrylique sur toile, par Carla bb
Marine2013 · Acrylique sur toile
Atelier Maxim'Arts · Sainte-Maxime

Cours de peinture à Sainte-Maxime

Apprendre à peindre commence par apprendre à regarder. Depuis 2024, Carla bb anime l'atelier de peinture de l'association Maxim'Arts, à Sainte-Maxime. Débutants et peintres confirmés y travaillent côte à côte.

Une méthode : comprendre avant de faire

La plupart des cours démarrent par la technique. Celui-ci démarre par l'œil. Avant de poser une ombre, il faut avoir compris pourquoi elle est bleue et non grise. Pourquoi elle refroidit en son centre. Pourquoi elle change dès qu'on approche un objet rouge. Le jour où cette question se dénoue, quelque chose bascule chez l'élève, et le geste devient presque simple. Carla appelle ce moment le déclic. Il arrive à tout le monde, rarement au même endroit.

Cette approche rend l'élève autonome. Celui qui reproduit une démonstration reste dépendant du professeur. En revanche, celui qui a compris la lumière peint n'importe quel sujet. Seul. Chez lui. Dix ans plus tard. C'est exactement la méthode que Carla a mise au point pendant ses années de galerie, racontées dans sa biographie de Carla Bonnefoi-Bollache.

Les nus à l'acrylique et les marines du Golfe de Saint-Tropez de la galerie montrent où mène cette approche : peu de couleurs, beaucoup de valeurs.

Le déroulé d'une séance

Chaque séance suit la même structure. Elle s'ouvre d'abord sur une courte démonstration commentée : Carla peint devant le groupe et explique chaque décision, y compris ses hésitations. Vient ensuite le temps principal, celui du travail personnel. Chacun avance sur sa toile, à son rythme. Carla passe alors de chevalet en chevalet et corrige individuellement.

La séance se termine par un accrochage collectif de dix minutes. On pose les toiles côte à côte. On les regarde ensemble. C'est souvent le moment le plus formateur. Après deux heures le nez dessus, la distance révèle immédiatement ce qui cloche.

Débutants : les six premières séances

Un débutant ne commence pas par un paysage. Il commence par des exercices courts et ciblés. D'abord une gamme de valeurs en gris. Ensuite un vert fabriqué sans vert du tube. Puis une pomme peinte en quinze minutes, et la même en cinq. L'objectif n'est pas de produire un tableau. L'objectif est de constituer des réflexes.

Le premier vrai sujet arrive vers la quatrième ou cinquième séance. En général, une nature morte simple à trois objets. C'est là que la progression devient visible. Ce qui semblait impossible un mois plus tôt devient réalisable.

La sixième séance change de registre. On aborde la couleur pour de bon. Chacun fabrique sa propre gamme de gris colorés, en mélangeant deux complémentaires plus du blanc. L'exercice paraît austère. Il transforme pourtant la manière de peindre : un gris fabriqué vibre, un gris sorti du tube reste mort.

Une remarque revient à chaque session, et elle mérite d'être dite tout de suite. Les premières toiles ne ressemblent à rien. C'est normal, et c'est même souhaitable. L'œil progresse toujours plus vite que la main. Pendant quelques semaines, vous verrez donc vos défauts sans savoir encore les corriger. Cet écart est inconfortable. Il est aussi le signe le plus fiable que le travail avance.

Personne ne repart avec un chef-d'œuvre au bout de six séances. En revanche, chacun repart avec un regard changé. Beaucoup d'élèves racontent qu'ils ne regardent plus une ombre, un ciel ou un visage de la même façon. C'est cela, le vrai résultat du premier trimestre.

La Panthère, acrylique sur toile, étudiée pendant les cours de peinture de Sainte-Maxime

Confirmés : sortir de sa zone

Les élèves qui peignent depuis des années arrivent avec un autre problème. Ils maîtrisent une technique, mais ils tournent en rond. Le travail porte alors sur trois points. D'abord, réduire la palette : la plupart des toiles ratées le sont par excès de couleurs. Ensuite, agrandir le format, ce qui oblige à changer de geste et d'outil. Enfin, travailler en séries. Un motif repris cinq fois enseigne plus que cinq motifs différents.

Le couteau intervient à ce niveau. Il déroute d'abord les peintres habitués au pinceau. Puis il libère. Impossible de fignoler, donc obligation de décider. Les toiles de la galerie des œuvres de Carla bb montrent où mène cette contrainte.

Le matériel

Commencez avec peu. Surtout pas avec ce que conseillent les grandes surfaces. Trois primaires, un blanc, une terre, une toile, deux brosses, un couteau, un chiffon. La liste complète arrive à l'inscription, avec des indications de qualité. Mieux vaut quatre bonnes couleurs que vingt médiocres : une couleur bon marché contient surtout de la charge et ne couvre pas.

Exposer, la dernière étape

Maxim'Arts montre régulièrement le travail de ses ateliers. Cette échéance change tout. Elle transforme un loisir en projet. On choisit une série. On la termine vraiment. On l'encadre. On la signe. Beaucoup d'élèves datent de là leur premier vrai tableau.

Certains élèves apportent aussi une toile de famille abîmée. C'est l'occasion d'expliquer ce qu'est la restauration de tableaux dans le Var, et pourquoi on ne nettoie jamais un tableau soi-même.

Informations pratiques

Les cours se tiennent à Sainte-Maxime, dans le Golfe de Saint-Tropez. Le calendrier suit la saison de l'association. Le nombre de chevalets limite les places, ce qui garantit un suivi réel. Pour connaître les horaires, les tarifs en vigueur et les places restantes, appelez le 06 77 36 05 19 ou passez à la galerie, Immeuble Panoramique, 10 rue Léon Gaumont. Vous pouvez aussi écrire depuis la page contacter l'atelier de Sainte-Maxime.

Portland, 2016 · Acrylique sur toile, par Carla bb, artiste peintre à Sainte-Maxime
Portland2016 · Acrylique sur toile
La progressionTrois étapes, dans cet ordre
  • 01

    Regarder

    Valeurs, températures de couleur, ombres colorées. C'est la partie invisible du métier. Elle sépare une copie appliquée d'un tableau qui tient debout.

  • 02

    Construire

    Cadrage, masses, diagonales, points de tension. Une composition juste se voit en trois secondes. Elle se corrige en trois minutes, avant la première couche.

  • 03

    Peindre

    La brosse, puis le couteau. Matière, empâtements, arêtes. Le geste vient en dernier, car il ne sert à rien tant que les deux étapes précédentes manquent.

Questions fréquentes8 réponses
Faut-il savoir dessiner pour s'inscrire ?

Non. La plupart des élèves arrivent sans aucune pratique. Le dessin s'apprend. Il s'apprend même plus vite qu'on ne le croit, dès lors qu'on regarde longtemps avant de tracer. Les peintres déjà formés, eux, trouvent un travail sur la couleur et la matière qu'ils ne peuvent pas mener seuls.

Où ont lieu les cours ?

À Sainte-Maxime, au sein de l'association Maxim'Arts. Carla bb y anime l'atelier de peinture depuis 2024. L'association communique la salle, les horaires et le calendrier de la saison au moment de l'inscription.

Carla enseigne-t-elle encore à l'AVF ?

Non. Elle a dirigé l'académie de peinture de l'AVF pendant plusieurs années, à partir de 2010. Cette période est close et figure dans l'historique de l'atelier. Depuis 2024, l'enseignement se poursuit chez Maxim'Arts.

Quel matériel faut-il apporter ?

Pour débuter, prévoyez peu de choses : une toile ou un carton entoilé, trois couleurs primaires plus du blanc, deux ou trois brosses, un couteau à peindre, un chiffon et une palette. N'investissez pas lourdement au départ. La liste détaillée arrive à l'inscription.

Travaille-t-on à l'huile ou à l'acrylique ?

Les deux. L'acrylique convient mieux au démarrage : elle sèche vite, se nettoie à l'eau et pardonne les erreurs. L'huile vient ensuite, pour travailler les transitions et les glacis. Passer de l'une à l'autre fait partie de la progression.

Les élèves exposent-ils leurs travaux ?

Oui. L'association montre régulièrement le travail de ses ateliers, notamment lors des expositions maximoises. Accrocher devant un public change tout. On cesse alors de faire des exercices. On commence à faire des tableaux.

Peut-on prendre des cours particuliers ?

Oui, selon les disponibilités. Ces séances servent à débloquer un point précis : la construction d'un visage, le rendu d'une eau, l'usage du couteau ou la préparation d'une série. Renseignements à la galerie, 10 rue Léon Gaumont.

À partir de quel âge ?

Les cours s'adressent aux adultes. Pour un adolescent motivé, un échange préalable permet de vérifier que le rythme et le contenu lui conviennent.

Poisson lion, 2015 · Acrylique sur toile, par Carla bb, artiste peintre à Sainte-Maxime
Poisson lion2015 · Acrylique sur toile
ApprendreCe que personne ne dit au début

Commencer à peindre à l'âge adulte

Beaucoup d'élèves arrivent avec la même phrase : je n'ai aucun don. C'est presque toujours faux. C'est surtout hors sujet. La peinture est une compétence, pas un cadeau de naissance. Elle repose sur des mécanismes qu'on peut nommer, décomposer et répéter. Exactement comme une langue ou un instrument. La différence entre progresser et stagner tient rarement au talent. Elle tient à la régularité, et à l'acceptation des toiles ratées.

Commencer à soixante ans présente même des avantages. On a vu davantage de choses. On a plus de patience. On est moins pressé de plaire. Les élèves les plus intéressants sont souvent ceux qui n'ont plus rien à prouver.

Une seule chose est vraiment nécessaire : accepter de rater. Les dix premières toiles servent à comprendre, pas à plaire. Ceux qui l'admettent progressent vite. Les autres s'arrêtent au bout de trois séances, persuadés de ne pas être doués.

Le matériel ne fait rien à l'affaire. Une toile bon marché et trois couleurs justes valent mieux qu'un chevalet neuf et vingt tubes.

Les cinq erreurs les plus fréquentes

Trop de couleurs. Une palette de vingt tubes produit de la boue. Trois primaires, un blanc et une terre suffisent à tout, y compris aux gris colorés qui font la qualité d'une toile.

Peindre ce que l'on sait. On sait qu'un tronc est marron et une ombre grise. On les peint donc ainsi. Pourtant, l'œil voit autre chose. Le travail consiste à peindre ce que l'on voit.

Commencer par les détails. Un œil peint avant que le visage ne soit construit oblige à tout reprendre. On va toujours du général au particulier.

Ne jamais reculer. Éloignez-vous de deux mètres toutes les dix minutes. Presque toutes les erreurs de valeurs se voient à distance. Elles deviennent invisibles à trente centimètres.

Vouloir sauver une toile perdue. Certaines toiles sont mortes. Les recouvrir et recommencer constitue un progrès, pas un échec.

Aller plus loinDeux questions récurrentes

Peindre d'après nature ou d'après photo

La question revient à chaque session. Travailler dehors reste irremplaçable pour apprendre les valeurs. La photographie écrase les ombres, sature les couleurs et supprime la profondeur. Un débutant qui ne peint que d'après écran apprend à copier une image. Il n'apprend pas à voir un paysage. Deux ou trois séances en extérieur suffisent à comprendre l'écart.

Cela dit, la photographie reste un outil légitime. À condition de savoir ce qu'elle déforme. Elle sert à fixer une lumière fugace, à garder une composition, à travailler un sujet qui ne tient pas en place. La bonne pratique tient en une règle : photographiez vous-même, sur place, après avoir longuement regardé la scène. Vous peignez alors un souvenir précis, pas une image trouvée.

Combien de temps pour progresser

Une séance hebdomadaire de deux à trois heures, tenue sur une saison, produit des résultats visibles chez presque tout le monde. Les premiers progrès touchent le dessin et les proportions, en quelques semaines. La couleur demande plus longtemps, souvent une année, car elle suppose de désapprendre des réflexes. La matière et le geste viennent en dernier. Ils continuent ensuite d'évoluer indéfiniment.

Le facteur décisif n'est pas la durée des séances. C'est leur régularité. Et surtout, ce qui se passe entre elles. Un élève qui peint une heure chez lui avance deux fois plus vite qu'un élève qui range ses pinceaux pendant sept jours.